L'enfant intérieur

Première partie

Ces derniers temps, on a beaucoup entendu parler du concept d'enfant intérieur. Les références dans le monde de la psychologie sont nombreuses : Jung parle de “l'enfant divin” et de notre essence ; selon Winnicott, il s’agit de notre vrai moi ; pour Eric Berne, père de l'analyse transactionnelle, le moi-enfant est une véritable instance de la personnalité qui se trouve vivre et dialoguer avec le moi-parent et le moi-adulte.

Tout au long de notre existence, il y a cette partie de nous ─ l'enfant que nous avons été ─ qui nous accompagne, même si souvent nous n'avons pas été éduqués à la reconnaître et à l'écouter. Mais qu'est-ce que cela signifie en pratique ? Cela signifie que, même si nous sommes devenus adultes, indépendants, parents, libres de prendre les décisions de notre vie, il y a une partie de nous qui a besoin de soins, d'amour, d'attention, de protection, de nourriture, de tendresse…

Il y a deux aspects indissociables de l'enfant intérieur, les deux faces d'une même pièce : d'une part, il y a l'enfant qui porte avec lui son histoire, ses éventuels traumatismes et blessures ; d'autre part, il y a la partie la plus pure de nous-mêmes, l'énergie vitale, la créativité, le contact avec notre “moi supérieur” qui, selon les croyances personnelles, peut représenter le lien avec notre propre Âme.
Prendre contact avec l'enfant blessé est souvent une étape difficile, car il est douloureux de ressentir à nouveau notre souffrance passée. Comme enfants, nous avons tous vécu des situations dans lesquelles nous nous sommes sentis rejetés, abandonnés, trahis, humiliés, traités injustement (voir “Les cinq blessures” de Lise Bourbeau) ─ des situations dans lesquelles nos besoins n'ont pas été écoutés et acceptés. Nous avons presque tous fait l'expérience de l'amour “conditionné” lorsque les adultes autour de nous nous ont demandé, de façon plus ou moins voilée, d'être différents de ce que nous étions.
Mais le risque lorsque nous “fermons les robinets” du ressenti pour éviter la souffrance, c’est de ne plus pouvoir non plus ressentir les émotions de joie et de bonheur. Si nous nous empêchons d’aller à la rencontre de cette partie blessée en nous, il devient plus difficile d'accéder à notre part d'énergie vitale, à cette ressource inépuisable dans lequel nous pouvons puiser pour réaliser notre vie et la rendre pleine de sens.

Beaucoup de gens pensent que cela n'en vaut pas la peine et qu'il est trop tard : ils tombent dans la résignation, pensent qu'il n'y a plus rien à faire… Ils croient que ce qu'ils auraient pu être et devenir, si les choses n'étaient pas allées d'une certaine façon, n'existera jamais.
Mon expérience personnelle et professionnelle m'a montré que même les enfants les plus blessés, les enfants maltraités, abusés n'attendent qu’une chose: que quelqu'un, un adulte aimant, fasse le pas pour les voir, les écouter et les prendre par la main.

Bien souvent, nous oublions cette partie de nous-mêmes lorsque nous sommes devenus adultes. Et, de façon inconsciente, nous lui faisons revivre les blessures et les traumatismes que nous avons déjà vécus, ayant intériorisé la manière dont les adultes se sont comportés avec nous.
Si nous nous sommes sentis rejetés, ne méritant pas d’être aimé, et si cette blessure est encore "ouverte", il est habituel de rejeter cette partie fragile, de la juger. Si nous avons manqué de reconnaissance, si nous nous sommes presque jamais sentis à la hauteur, nous essaierons par tous les moyens de chercher la reconnaissance à l’extérieur mais cela ne sera jamais suffisant...

La bonne nouvelle, c’est qu'il est possible de briser ce cercle vicieux : nous pouvons devenir nos propres parents, nous pouvons être ces adultes aimants qui peuvent enfin donner à leur enfant intérieur ce dont il a besoin et ce qui lui a tant manqué.
Et plus il y aura d'adultes qui auront pris conscience de l'existence de leur enfant intérieur et qui s'en seront occupé, plus la chaîne de blessures, de violences et d'incompréhensions ─ souvent transgénérationnelle ─ sera brisée. Car souvent les adultes qui ne peuvent pas entrer en contact avec leurs propres émotions ravivent à leur tour, par un jeu de miroirs, ces blessures chez les enfants qu'ils rencontrent sur leur chemin.

Comment franchir cette étape ? Il existe de nombreux chemins et le mieux est de sentir lequel est le plus adapté à nos besoins.
Pour ma part, en vue d’accompagner les personnes dans la reconnexion avec leur enfant intérieur, je propose un parcours de séances individuelles avec des techniques telles que : DMOKA (dont l'objectif principal est le remaniement du traumatisme en agissant, grâce aux mouvements oculaires rapides, sur les circuits neuronaux du cerveau limbique et émotionnel), les visualisations et l'hypnose ericksonienne pour entrer en contact profond avec l'enfant intérieur, les ateliers de Constellations Familiales.
Je rapporte ci-dessous quelques lignes d’un témoignage écrit par une jeune mère qui a participé à une journée de Constellations Familiales, afin de vous montrer quels types de résultats concrets peuvent être obtenus dans le cadre d’un travail sur l'enfant intérieur.

En embrassant la souffrance et en guérissant nos blessures, en écoutant notre enfant intérieur, il est donc possible d'accéder à cette partie de nous qui existe et existera toujours, malgré tout, et qui peut devenir notre plus grande alliée.

Je vous embrasse.
Anna Elisa

« Si vous y réfléchissez, votre malheur n'est pas causé par l'autre. Il vous a toujours appartenu. Tant que vous ne faites pas un travail sérieux, constant et honnête avec vous-même, vous rencontrerez toujours les mêmes dynamiques, les mêmes histoires »

- Ameya Canovi

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